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04/01/15 Est-ce ainsi que l'Auvergne est grande ?
17/12/14 Femme Actuelle : Alexandre Vialatte, un abécédaire
06/12/14 Les Prix avant le Prix (un historique)
03/12/14 Prix Vialatte 2015, conseils de lecture
16/11/14 Eva Bester, Vialatte comme Remède à la mélancolie
16/11/14 L'Abécédaire salué
04/11/14 Vialatte et l'homme de Novembre par Gavin's Clemente Ruiz

Introduction aux "Morceaux choisis"
L’œuvre littéraire et journalistique de Vialatte est une source inépuisable d’inspiration pour les générations contemporaines. C’est aussi un immense puits d’eau claire au dessus duquel on peut se pencher pour étancher notre soif de réflexion. Nous vous proposons de vous y retrouver à la faveur d’une sélection de dix textes ou extraits de textes, réalisée par Jérôme Trollet, président de l’Association des amis de Vialatte. Ces dix morceaux choisis sont accompagnés d’un bref commentaire destiné à vous faciliter la prise de contact l’auteur des Chroniques, du Bestaire et des romans. On peut utiliser cette matière pour générer des œuvres graphiques inspirées des dessins de presse. L’information, l’humour, la dérision, le décalage par rapport à une réalité souvent chargée de sa part d’absurdité, sont des éléments qui peuvent être pris en compte dans la réalisation de ce travail. Celui-ci peut être mené dans les établissements scolaires par l’intermédiaire des enseignants en arts plastiques et/ou avec les professeurs de lettres . Plusieurs expériences sont en cours ou vont débuter. Nous vous tiendrons régulièrement au courant de l’avancée des travaux de ces équipes. In fine, le meilleur de ce qui sortira de l’imagination fertile des jeunes qui se seront sentis attirés par cette gageure, sera publié sur ce site. Nous avons hâte de voir les premiers résultats ! Dans certains cas, un accompagnement de lancement pour être effectué. Contact : Rémi Bouquet des Chaux, délégué ARPEJ (éducation médias) pour La Montagne

Kafka

Alexandre Vialatte travaillait à Mayence, comme secrétaire de rédaction à La Revue Rhénane, quand il a découvert les textes de Franz Kafka. Il a écrit ce texte, fameux, pour décrire comment lui était apparu Le Château, qu’il traduira pour Gallimard, grâce à Jean Paulhan, ainsi que la plupart de ses textes, La métamorphose, La colonie pénitentiaire… Il trouve dans Kafka le fantastique et l’humour, l’imagination et la dérision, l’absurdité et la mélancolie qui caractérisent ses propres romans.
Vialatte traduira également les plus grands auteurs de langue allemande, Nietzsche, Thomas Mann, Gotfried Benn, Hofmannsthal, etc… Lire la suite

L’amitié

Cette chronique a été publiée dans La Montagne le 24 juillet 1959

Alexandre Vialatte y exprime sa tristesse en apprenant la mort de son grand ami Henri Pourrat. Son ainé de 15 ans, l’auteur de Gaspard des Montagnes et du Trésor des Contes aura été toute sa vie une sorte de tuteur littéraire autant qu’un ami pour Alexandre Vialatte.

Vialatte accorde à l’amitié une importance considérable. Elle va à des sculpteurs et peintres comme Philippe Kaeppelin ou Jean Dubuffet, à des écrivains comme Michel Chrestien, André Billy, Jean Anglade ou Jean Dutourd. Lire la suite

La guerre

Publié en novembre 1942, Le fidèle Berger est le roman le plus sombre d’Alexandre Vialatte et le plus autobiographique. Il est directement inspiré par la tragédie qu’il a vécue avec son corps d’armée en Alsace, fait prisonnier, interné à l’hôpital de Saint-Ylie près de Dôle dans le Jura, d’où il sera libéré. C’est le roman d’un homme que la défaite a brisé, psychologiquement.

Alexandre Vialatte a écrit ce roman, en quelques semaines, à peine libéré, revenu à Saint-Amand-Roche-Savine  (Puy-de-Dôme), chez son ami Desaymard. Lire la suite

L’amour

Le titre du roman d’Alexandre Vialatte, Les Fruits du Congo,  fait allusion à une affiche que les élèves du collège Parmentier-Maussert croisent tous les jours et à laquelle ils ne cesse de rêver, parce qu’elle symbolise les chimères de l’adolescence.

Il y a du Dickens dans certains personnages du roman. Le héros, Fred Lamourette, tombe amoureux de Dora, la Reine des Iles.

Alexandre Vialatte compose avec ses souvenirs de Toulouse, de Dôle et d’Ambert. Derrière ses personnages se cachent à peine les figures de ses amis, de son père, transformées par le goût de l’auteur et sa puissance imaginative pour « les choses grandes et magnifiques ».Lire la suite

Le vrai

Cette chronique a été publiée dans La Montagne le 12 février 1957

Alexandre Vialatte célèbre Valéry Larbaud qui vient de mourir. On a souvent rapproché Battling le ténébreux de Fermina Marquez. Les deux ont pour sujet l’adolescence, la vie dans un collège, la passion pour une jeune fille, la jalousie entre amis…

Vialatte admire chez Larbaud le poète, le voyageur, l’écrivain grand témoin de la civilisation. Il termine sa chronique en reprenant un des thèmes qui lui sont chers, qui nourriront sa vie et son œuvre : l’importance du vrai, de l’amour et du désintéressement..Lire la suite

L’Homme

Cette chronique a été publiée dans le journal La Montagne le 10 juin 1958

Alexandre Vialatte, comme il l’écrivait pour la femme, s’amuse à jouer les ethnologues pour présenter l’homme. Son humour le conduit à évoquer presque tous les animaux du zoo comme des ancêtres potentiels de l’homme, cet autre animal qui « attend l’autobus … ». Vialatte avait un goût prononcé pour les catalogues et les dictionnaires. Il feuilletait le dictionnaire Dupiney de Vorepierre avec son ami Philippe Kaeppelin ; pendant que celui-ci sculptait en métal des animaux fantastiques, Vialatte leur donnait des noms humains, savants ou familiers pour en faire un fameux « Bestiaire ». Lire la suite

La Provence

Ce texte a été publié à l’origine dans la revue Spectacle du Monde n°29, en août 1964 et repris dans le recueil Dernières Nouvelles de l’homme, aux Editions Julliard.

Alexandre Vialatte avait de grands amis en Provence. A Vence il état accueilli par le peintre Jean Dubuffet, qui lui donnait une petite chambre au dessus de son atelier. Il aimait retrouver tout un groupe d’amis autour d’Alphonse Chave dont la galerie est toujours un lieu de rencontre des artistes. Sa peinture de la Provence a aussi des couleurs et des parfums de l’Egypte où il habitait, à la porte du désert.Lire la suite

L’Auvergne

Ce texte a été publié à l’origine dans la revue Spectacle du Monde n°19, en octobre 1963 et repris dans le recueil Dernières Nouvelles de l’homme, aux Editions Julliard.

Alexandre Vialatte a beaucoup aimé l’Auvergne et a beaucoup écrit sur l’Auvergne bien qu’il n’y soit pas né. Son père, Michel Vialatte est né à Ambert, le berceau de la famille Vialatte. Alexandre lui, nait en 1901 à Magnac-Laval (Haute-Vienne) avant d’aller à Toulouse faire ses premières classes. A l’âge de 14 ans il vient habiter Ambert avec toute sa famille. C’est là qu’il rencontrera Paul et Henri Pourrat, son grand frère ; c’est là qu’il reviendra toute sa vie pour y écrire, y profiter de la nature et y retrouver ses plus fidèles amis. Alexandre Vialatte habitera Mayence sur les bords du Rhin, Clermont-Ferrand, puis Paris avant de partir au lycée français d’Héliopolis en Egypte jusqu’en 1939. Il retournera en Auvergne à sa libération en 1941 avant de retrouver Paris en 1944 où il vivra jusqu’à sa mort en 1971.Lire la suite

Le bonheur

Ce texte a été publié à l’origine dans la revue Spectacle du Monde n°92, en novembre 1969 et repris dans le recueil Dernières Nouvelles de l’homme, aux Editions Julliard.

Alexandre Vialatte y parle du bonheur avec nostalgie. Celle d’un homme qui voit disparaître les maisons, les villages, les hommes et les femmes de son enfance. Beaucoup de l’œuvre romanesque de Vialatte évoque la nostalgie du temps passé : celui de l’adolescence, des premiers jeux, des premiers amis, des premières amours. Son premier roman, Battling le ténébreux paru en 1928, puis Les Fruits du Congo qui faillit avoir le prix Goncourt en 1951, sont des complaintes rythmées par la poésie du temps qui passe.Lire la suite

La femme

Ce texte a été publié à l’origine dans la revue Spectacle du Monde n°75, en juin 1968 et repris dans le recueil Dernières Nouvelles de l’homme, aux Editions Julliard.

Alexandre Vialatte y traite de la femme comme il traite ailleurs du loup, du puy de Dôme ou… de l’homme. Il prend le ton d’un ethnologue pour peindre une femme qui affronte aussi bien les Peaux-Rouges que les Bigoudis. Tout l’humour de Vialatte est dans ce grand écart.

Alexandre Vialatte avait une sœur, Madeleine, qu’il adorait. Il a épousé sa femme Hélène en 1929 et ils ont eu un fils prénommé Pierre.Lire la suite




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Alexandre Vialatte
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Carte de presse d'Alexandre Vialatte François Beaune Autocaricature d'Alexandre Vialatte Laporte alexandre-vialatte_8898461_0 Alexandre Vialatte correspondant de guerre Alexandre et Hélène Vialatte Alexandre Vialatte assis sur un banc Pierre Vialatte Vialatte avec Ferny Besson et Franz Hellens Couverture de la Revue Rhénane Lettres à Maricou
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