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Résumons-nous : revue de presse

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse, spectacle créé à Lausanne, a été repris au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, du 10 au 31 octobre 2013, avant de partir en tournée.
Revue de presse  :

Théâtre : reprise de Résumons-nous, la semaine a été désastreuse.

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse d’après les Chroniques de la Montagne d’Alexandre Vialatte. Mise en scène de Charles Tordjman avec Julie Pilod, Christine Murillo et Dominique Pinon.

Présenté  au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, du 10 au 31 octobre, le spectacle part en tournée (voir calendrier ci-dessous) et fera étape les 6 et 7 décembre à l’Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand, dans le cadre des Escales Clermontoises.

Dans ses huit cents et quelques Chroniques de la Montagne, rédigées entre 1952 et 1971, Alexandre Vialatte parle de tout et de tous. De l’orthographe à la conquête spatiale, de Pierre Benoît à Eva Peron, de la hauteur des montagnes aux fromages de Hollande, de la raison qui pousse des pharmaciens à fuirl’orage à la résistance qui s’organise au petit matin dans les rues de Paris au mois de février, il passe d’un sujet à l’autre avec une logique en crabe, tout en étant armé d’une rigueur démonstrative imparable.

Résumons-nous, la semaine a été désastreuse est né du désir de donner ou de redonner goût à cet auteur dont l’intelligence et l’humour sont les armes et permettent, peut-être, de mettre à distance notre époque, notre actualité si décevante,qui a bien besoin d’être un peu secouée. C’est avec la conviction que cette langue trouverait sa place au théâtre, que les mots s’incarneraient et rencontreraient le public, que Charles Tordjman a voulu porter Vialatte à la scène.
Biographies.
Torjdman. En 1972, il débute comme administrateur au Théâtre Populaire de Lorraine, dirigé par Jacques Kraemer. Dès l’année suivante, il partage avec celui-ci la direction du théâtre. Il passe alors progressivement de la dramaturgie à l’écriture, puis à la mise en scène. Après de nombreuses mises en scène, il devient directeur du Théâtre Populaire de Lorraine en 1981. En 1992, il est nommé à la direction du Centre Dramatique National Nancy Lorraine. Là, il continue d’affirmer son attachement au théâtre contemporain et sa volonté très marquée d’un théâtre de service public ouvert au plus grand nombre, à travers de nombreuses créations. En 2004, il crée notamment Daewoo, de François Bon, qui a depuis reçu le Molière du meilleur spectacle du théâtre public en région ainsi que le Prix de la critique décerné par le Syndicat français de la critique au titre du meilleur spectacle de la saison. En octobre 2009,  il créé La Fabbrica d’Ascanio Celestini au Théâtre de Vidy-Lausanne.  A la fin de l’année 2009, Charles Tordjman quitte le CDN de Nancy et créé la compagnie « Fabbrica ». En mai 2011 il installe à Metz le festival Passages qui devient une structure indépendante. Il en reste le directeur artistique. Il met en scène en février 2012 Moi je crois pas de Jean-Claude Grumberg au Théâtre du Rond Point avec Pierre Arditi et Catherine Hiegel.
Clotilde Mollet. Comédienne, formée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle a obtenu le premier prix de violon (en musique de chambre) et au Conservatoire national d’art dramatique de Paris (classe de Jacques Lassale), elle compte de nombreuses collaborations au théâtre et au cinéma.
Christine Murillo. Comédienne,  sociétaire de la Comédie-Française jusqu’en 1988, elle a reçu deux  Molière : le «Molière du second rôle 1989 » et le « Molière de la meilleure comédienne 2005 » pour Dis à ma fille que je pars en voyage de Denise Chalem.
Dominique Pinon. Comédien, il a travaillé au théâtre notamment avec Laurent Frechuret, Xavier Gallais, Claudia Stavisky, Valère Novarina, Mohamed Rouahbi, Yannis Kokkos, Michel Raskine,Zabou Breitman dans L’hiver sous la table pour lequel il obtient le Molière 2004  du meilleur comédien.
Calendrier de la tournée :
Les 6 et 7 décembre, au théâtre municipal de Clermont-Ferrand, dans le cadre des Escales clermontoises.
Du 17 au 20 décembre au théâtre  La Manufacture à Nancy, 10, rue Baron-Louis. Tél : 03.83.37.12.99.

Charles Tordjman : La pensée dans la langue.

Charles Tordjman, metteur en scène de Résumons-nous, la semaine a été catastrophique.
Création à Lausanne (Suisse) en mars 2012, d’après les Chroniques de La Montagne d’Alexandre Vialatte avec Dominique Pinon, Christine Murillo et Clotilde Mollet, qui sera remplacée par Julie Pilod, à la reprise, en octobre 20133, au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, puis en tournée.

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Michèle Lesbre : L’insaisissable, mélancolique et farouche beauté de Vialatte.

Michèle Lesbre a publié de nombreux romans dont Nina par hasard (Le Seuil 2001/Folio 2011), puis chez Sabine Wespieser : Boléro (2003),  La Petite trotteuse (2005),  Le canapé rouge (2007), Sur le sable (2009), Un lac immense et blanc (2011). Viennent de paraître Ecoute la pluie, ainsi qu’une réédition de Victor Dojlida, une vie dans l’ombre, un essai initialement publié par Noésis, en 2001.
Michèle Lesbre a longtemps vécu à Clermont-Ferrand, comme en témoigne le texte ci-dessous, en hommage à Vialatte :

L’insaisissable, mélancolique et farouche beauté de Vialatte

Si je devais justifier mon désir d’entrer dans le chœur des louangeurs de Vialatte, je dirais tout simplement qu’au début des années cinquante, alors que commençait sa longue collaboration au journal La Montagne, il illuminait mon adolescence hésitante et chaotique, comme l’est souvent l’adolescence. Je grandissais à Clermont-Ferrand et, chaque semaine, je lisais à voix haute et dans la cuisine, pour ma mère occupée à quelque chef-d’œuvre culinaire, la chronique hebdomadaire qui bousculait durablement le silence de la maison et m’ouvrait, au-delà du jardin sévère de mon père qui s’étirait derrière la fenêtre aux rideaux à volants, des horizons chahuteurs qui transformaient la traversée des jours ordinaires en joyeuses péripéties et en questionnements salvateurs. Je garde de ces rendez-vous un souvenir lumineux et ce sont bien sûr les chroniques de ces années-là que j’ai choisi de relire pour ce petit témoignage.

En 1953, j’avais 13 ans. Aujourd’hui, je ne peux prétendre reconnaître l’une de ces chroniques, mais j’affirme que certaines ont laissé en moi des traces qui ont guidé mon choix. Il m’est impossible de n’en citer qu’une, tout ce qui fait l’étrange, insaisissable, mélancolique et farouche beauté de ces textes réside dans la multitude des registres, le grave et le dérisoire, la cocasserie, la lucide appréhension des choses et des faits, l’absurde et l’édifiant.
Trois extraits donc, de trois d’entre elles :

24 mars 1953 :
« Les Auvergnates qui vivent sur des volcans rayonnent d’un éclat sulfureux. Elles mesurent 1m, 60. Elles naissent, comme toutes les dames, en 1933, selon la mode de cette année. L’an prochain, elles naîtront en 1934. Bref, elles auront toujours vingt ans. Les folkloristes leur apprennent la bourrée. Elles la dansent au bord des cratères. Après quoi elles font cuire la pompe. »

28 avril de la même année :
« Il y a chez le joyeux SS on ne sait quoi de pimpant et de militaire qui emporte l’amour des foules. Derrière lui, l’horizon s’embrase, l’herbe s’étiole, le négligeable juif retourne à la poussière et le bébé, matriculé sur le bras gauche, va rejoindre dans la chambre à gaz une mère enceinte inutile à « l’Europe ». Et c’est ainsi qu’il unifie le continent. Dans la fumée. »

22 septembre :
« Depuis que les mille progrès de la science, le feu, la roue, l’avion-fusée, la manille coinchée, la brouette, le camembert, le bloc-évier, le Bar des Amis et la vie de société font de l’existence une aventure de sybarite, l’homme a la nostalgie des conditions de la vie à l’époque de l’ours des cavernes. »

Quelque chose de vertigineux dans la lecture de ces extraits me semble être fidèle à ce qui me submergeait lors des séances hebdomadaires dans la cuisine où ma mère s’immobilisait lorsque je m’interrompais, entrainée bien au-delà des barrières du jardin de mon père par ce que je lisais. Je me demande ce qu’elle imaginait. Il y avait dans son regard quelque chose de fragile. Et puis ? disait-elle, et je reprenais ma lecture accompagnée par sa petite musique ménagère.

Alexandre Vialatte était un flâneur, un poète, de ceux qui m’accompagnent depuis longtemps, tels Walser, Hardellet et quelques autres. Les poètes sont mes vrais philosophes. Il y avait trop longtemps que je ne l’avais pas relu.
Il n’est pas mort.

Jamais Vialatte ne m’ennuie, par Jean-Lou Chifflet.

Dans son Dictionnaire amoureux de l’humour (PLON), Jean-Lou Chifflet réserve une place de choix à Alexandre Vialatte. A lire ci-desssous, quelques extraits de son article.

 » Vialatte, que Desproges considérait comme l’un des écrivains « les plus doués de sa génération, voire du XXe siècle », est l’homme qui m’a le plus inspiré, celui pour lequel j’ai de la vénération et que j’ai toujours rêvé d’imiter, en vain.

Vialatte, (…) est la preuve incontestable que le nonsense n’est pas une exclusivité anglo-saxonne. Non, messieurs les Anglais, vous n’avez pas le monopole du nonsense ! Ce personnage bien français, auvergnat et amoureux de l’étrange et du saugrenu, est probablement l’un des meilleurs observateurs de son époque, tout en faisant croire qu’il n’y comprenait rien.

Ce fils de militaire dont les ancêtres étaient agriculteurs, originaires du hameau de la Vialatte près d’Ambert en Auvergne, est né en 1901. Jeunesse vagabonde au gré des lieux de garnison de son père, études « à la Dickens » dans un collège à Ambert avec un professeur «philosophe de spécialité et ivrogne de vocation ».  A seize ans, sous l’influence d’Henri Pourrat, son maître, il dévore Rimbaud, Francis Jammes et Dickens. Pourtant, il opte pour les mathématiques et la langue allemande, ce qui le mènera en Allemagne, à Mayence, en 1922, où il deviendra rédacteur en chef de la Revue rhénane jusqu’en 1927, et où il commet en quinze jours son premier roman, Battling le ténébreux, qui sera publié chez Gallimard avec la bénédiction de Paulhan et de Malraux. Suivront une douzaine d’autres romans dont Les Fruits du Congo et Le Fidèle Berger. Tra­ducteur de Nietzsche et de Thomas Mann, il fut aussi celui qui traduisit et fit connaître Kafka en France.

En 1933, sa femme Hélène est nommée à Paris pour diriger l’École des surintendantes d’usines. Ils s’installent en face de la prison de la Santé et Alexandre ne manque pas de tancer la devise de la République qui orne le portail de la maison d’ar­rêt « L’Égalité et la Fraternité règnent peut-être en ces murs, mais la Liberté passe devant ».

Il doit gagner sa vie, ses romans se vendent peu et ses traductions sont mal payées. Il se tourne alors vers le journalisme, mais pas n’importe lequel, le « journalisme d’écrivain ». C’est ce Vialatte-là et surtout celui-là, le chroniqueur de Paris Match, Le Spectacle du Monde, Adam, Arts ménagers, etc., qui va m’éblouir.

Ce Vialatte-là, qui, comme disait Yves Frémion, est « capable à propos de tout et de rien de sortir de superbes observations, ancêtre de tous les Barthes ou Morin, mais quand même plus drôle. Vialatte dispo­sait d’une sagesse exemplaire, absurde, ahurissante, le plus placidement du monde. Un style simple, limpide – si simple qu’on n’arrive pas à le refaire –, capable de faire saisir l’imparfait du subjonctif à un analphabète. Un ton unique. Reconnaissable entre mille. Profond et léger à la fois. La classe ».

« Chroniqueur », j’ai dit « chroniqueur » ? Parmi les genres littéraires français, la chronique est l’un des plus difficiles à définir. A priori, comme dit Ferny Besson, amie et biographe de Vialatte « la chronique n’a pas toujours la même signification et indique souvent une spécialité : chronique financière ou chronique mondaine. Les chroniques d’Alexandre Vialatte ont leur style propre. L’écrivain semble toujours, en apparence, y raconter n’importe quoi. Suprême politesse. En fait, sous des airs frivoles, il nous dit l’essentiel : l’homme, avec sa brouette, ses bouts de ficelle, ses rêves tellement démesurés au coeur de ses aventures fatalement – quoi qu’il fasse– tellement mesurées. Cependant, au-delà de ses étroites frontières, l’infini. L’éternité. Qu’il trouve où il peut : dans les spectacles quoti­diens ». Ferny Besson fait ici allusion, je pense, à sa chronique qui durera près de vingt ans dans La Montagne, et j’y reviendrai.

J’aimerais m’arrêter d’abord sur ses chroniques plus légères, comme celles publiées dans Marie-Claire, où ses almanachs drôlissimes rendaient son patron furieux, car il n’y comprenait goutte, ainsi ses fameux vrais-faux proverbes bantous :

- « Il n’y a pas de bas morceau dans le gros ethnologue ».
- « Qui rit sous l’okoumé pleure sous l’acajou ».
- « Ne pile pas ton mil avec une banane mûre ».
- « C’est se conduire en rékéké que d’étouffer le roukoukou dans sa coquille ».

Ou, toujours dans le même Marie-Claire, l’ho­roscope de ces dames :

« La femme Capricorne : Elle paie le beurre moins cher que les autres. Comme les hommes, elle adore le marbre et l’acajou, mais tout spécia­lement le marbre blanc légèrement persillé de gris-vert qui fait penser au fromage de brebis. Elle est fréquemment veuve d’un général allemand et fonde dans son grand âge des religions étranges, d’une grande précision folklorique ».

C’est pendant les dix-huit dernières années de sa vie que, tous les dimanches soir, Vialatte porte sa copie à la gare de Lyon et la dépose au wagon postal du train de 23 h 15. Ainsi, jusqu’en 1971, date de sa disparition, Alexandre (le grand) Vialatte a commis pour le grand quotidien auvergnat 898 textes dont le journal en a publié 888. Et de quoi parle-t-il semaine après semaine ? De tout et de rien : « Une chronique, il faudrait la faire pous­ser comme une herbe dans la fente d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps ».

Cet exercice de style particulier, qui demande acuité et concision, date de la plus haute antiquité, comme « l’homme, car l’homme remonte à la plus haute antiquité », selon lui.

Vialatte n’a jamais traité, et c’est tant mieux, des grands problèmes du monde, mais plutôt du homard ; il préférait le homard au chien parce qu’il n’aboie pas et « qu’il n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au ciel ». Il disait du chien : « Ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, c’est le chien. » De l’ours : « L’ours est fidèle, monogame et bisan­nuel dans ses devoirs conjugaux. » Du kangourou : « Sans le kangourou, l’homme n’aurait jamais su qu’il ne possède pas de poche marsupiale. » De l’écrevisse : « La douleur embellit l’écrevisse », et de l’imparfait du subjonctif : « Que serait la vie sans l’imparfait du subjonctif… » ?

Les seuls titres de ses chroniques sont une invite à la lecture : « Magie de la bascule compensée », « Élasticité de la punaise », « L’Auvergnat est-il une mamelle ? »,

« Enfants cuits, enfants frits » « Grand-père danois en loterie », « Chien tournant autour du soleil », « Évidence du Gaïacum» « L’éléphant est irréfutable », « Progrès de la science : l’homme descendrait de l’homme », « Hitler et fleur en pot », « Dames à vapeur ou bateaux à voiles et voiles de vapeur »…

C’est une sorte de méli-mélo, une galerie de por­traits, une encyclopédie, ou, comme il le dit même, « un bric-à-brac oriental, un nœud de ficelles de toutes couleurs, un Luna Park, un marché aux puces, un palais des merveilles du Facteur Cheval »

Philippe Meyer, qui en a fait la lecture sur l’an­tenne de France Inter, écrit dans une préface « Alexandre Vialatte est un éveilleur, ceux qui fré­quentent ses livres ont l’œil. Ou plutôt, ils n’ont pas le même œil après avoir lu Vialatte et laissé mûrir en eux ses proverbes bantous, ses fulgurances arvernes, ses regrets des morts, ses miniatures des vivants, ses comptes rendus de lecture, ses médi­tations sur les ogres et ses considérations imprévi­sibles sur toute chose, grande, moyenne, ou petite ».

Lisez Vialatte, il n’a pas pris une ride, vous y trouverez aussi de bonnes recettes : « Pour faire l’ome­lette aux champignons, achetez une grande maison rustique exposée aux vents de la tempête, essayez-les champignons vénéneux sur un cousin pauvre avant de servir ». Des conseils pour enfoncer un clou sans s’abîmer les doigts : « J’achète donc une escalope et je continue à taper sur mon clou ». Des vérités premières que nous n’avions pas perçues : « Le cheval est beau, mais la pantoufle est grande », « L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau. » Et des évidences qui nous ont échappé :

Le temps perdu se rattrape toujours. Mais peut-on rattraper celui qu’on n’a pas perdu ? »

Jamais Vialatte ne m’ennuie. D’aucuns ont une bible sur leur table de nuit, moi c’est Vialatte, dont j’aime lire une chronique ou deux avant de m’endormir. J’aime sa façon de manier l’émotion sans pathos et de faire rire sans vulgarité. Qu’il nous entretienne de petits pois, de la brièveté de l’existence, de la beauté des Alpes-Maritimes, « le département des Alpes-Maritimes est peuplé d’Alpins-Maritimes », de l’état bien triste du foie et des bretelles de l’homme au milieu de sa vie ou de la nécessité de l’oryctérope, Vialatte s’affirme comme le maître de « l’incongruité et de la bizarrerie phénoménale ». Ce n’est pas moi qui le dis mais Amélie Nothomb, avec qui je partage au moins ce point de vue.

(…)

Ah ! j’oubliais, Vialatte terminait toujours ses chroniques par cette phrase : « Et c’est ainsi qu’Al­lah est grand ».

Puissent le Prophète et ses millions de fidèles ne pas oublier dans leurs soutras celui qui les a si bien célébrés pendant 898 jours.

In Le Dictionnaire amoureux de l’humour (Plon)

Montréal découvre Alexandre Vialatte : revue de presse

Montréal vient de découvrir Alexandre Vialatte grâce à Jean-Marie Papapietro. En novembre, il présentait Et c’est ainsi qu’Allah est grand !, un montage des Chroniques de La Montagne (Bouquins Laffont/2 volumes) au Théâtre  Prospero.

Revue de presse :

Mon (Theatre), 1er novembre : Et c’est ainsi qu’Allah est grand !

Le Quatrième, 7 novembre : Soixante-dix minutes de pur plaisir

1001 Actus, 9 novembre : Alexandre Vialatte, esprit libre, revit sur scène à Montréal

La presse.ca, 12 novembre : Les rêveries d’un railleur solitaire

Le devoir, 15 novembre : Eloge de la lenteur

La Montagne, 17 novembre : Vialatte seduit Montréal

24 Heures Lausanne : Chroniques

Chroniques

Alexandre le grand salué par Le Républicain Lorrain :

Article de Michel Genson : Alexandre le grand

Le Républicain Lorrain – 13 novembre 2011

Article de Michel Genson : Alexandre le grand

L’Aventure Littéraire : Alexandre Vialatte Vialatte à La Montagne

Article de Armaury Watremez de l’Aventure Littéraire : Alexandre Vialatte, Vialatte à La Montagne

La Scie Rêveuse : Alexandre Vialatte

Site  Internet La Scie Rêveuse, 27 octobre 2011 : Alexandre Vialatte

Vialatte à La Montagne : Trente chroniques à croquer

La Montagne, article de Daniel Martin : Trente chroniques à croquer suite à la parution de Vialatte à La Montagne (co-édition Julliard/Groupe Centre-France)

Vialatte à La Montagne, un recueil de chroniques

Dernier temps fort de 2011-Année Vialatte, la parution de Vialatte à La Montagne, une coédition Julliard/Centrefrance.

Ce recueil comprend les 13 chroniques rééditées au cours de l’année, dans les différents titres du Groupe Centrefrance, ainsi qu’une brassée d’autres parrainées par des Vialattiens de renom : Laurence Cossé, Amélie Nothomb, Pierre Jourde, Baptiste Liger, Philippe Meyer, Bertrand de Saint-Vincent, François Taillandier, Denis Tillinac, Philippe Vandel, etc
Préface de Jean-Pierre Caillard, PdG du Groupe Centrefrance/La Montagne.

L’ouvrage a officiellement été présenté à la Foire du livre de Brive, lors de sa trentième édition placée sous la présidence d’Antoine Gallimard.

Voir la revue de presse, ainsi que l’article de Daniel Martin, Trente chroniques à croquer.

Frédéric Beigbeder célèbre Vialatte dans Premier bilan après l’apocalypse

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24 Heures Lausanne – 29 octobre 2011

Chroniques

Livres Hebdo – 14 octobre 2011

Article d’Olivier Mony : L’enfant d’Auvergne

Philippe Meyer : Comment j’ai découvert Vialatte.

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Les évènements : revue de presse

Tous les comptes rendus des spectacles, conférences, lectures et expositions organisés autour d’Alexandre Vialatte.Lire la suite

Le Monde – 15 décembre 2000

Pierre-Robert Leclercq. Chronique du songe des hommes. (…) Ces chroniques parlent de tout  sans être un fourre-tout. Elles sont des choses vues, des nouvelles quand il rapporte un fait divers dans un esprit ou Aymé se confond avec Allais, des critiques littéraires, cinématographiques, théâtrales, des portraits où se manifeste son don de la formule. Céline « est un géant qui promène ses rêves dans la boue », Mauriac « sent la résine et le péché mortel »,  Tenessee Williams dans une chambre d’hôtel est un « petit homme [qui] gisait parmi ses grandes valises comme un hanneton aux yeux bleus perdu parmi des monolithes » (…)

Reprise de 13 chroniques

13 chroniques d’Alexandre Vialatte, choisies parmi celles de La Montagne, ont été rééditées dans les différents titres du Groupe Centre-France, dans le cadre de 2011-Année Vialatte. Ce, au rythme de une toutes les quatre semaines, à partir du 16 janvier.
Ces chroniques ont été reprises dans cette rubrique ainsi que dans Vialatte à La Montagne, un volume coédité par Julliard et Centrefrance.

A la demande des lecteurs de cette première série, nous publierons d’autres chroniques, de temps en temps, ainsi :

Vialatte et La Montagne

Ou comment un auteur bâtit une part essentielle de son oeuvre en étroite relation avec un quotidien régional.
Sur presque 20 ans, Alexandre Vialatte a donné près de 900 chroniques à La Montagne. La première paraît le 9 décembre 1952, la dernière le 25 avril 1971.

Elles sont réunies en 2 volumes (Bouquins Laffont), préface de Charles Dantzig.

5 – Vialatte et La Montagne

Ou comment un auteur bâti une part essentielle de son oeuvre en étroite relation avec un quotidien régional. Sur presque 20 ans, il donne près de 900 chroniques. La première paraît le 9 décembre 1952, la dernière le 25 avril 1971. Elles sont réunies en 2 volumes (Bouquins Laffont), préface de Charles Dantzig..

 

 

le journaliste et chroniqueur inconnu

par Philippe Meyer, chroniqueur

Valeurs Actuelles – 23 décembre 2010

Denis Tillinac. (…) Pierre Vialatte, le fils d’Alexandre, Jean-Pierre Caillard, le patron du Groupe de presse Centre-France, et quelques aficionados ont décidé de relancer un prix littéraire à la mémoire de cet écrivain malicieux, qui par pudeur jouait à la marelle avec les mots pour dissimuler une culture de lettré européen à la Stefan Zweig. On m’a confié la présidence du jury. Lire la suite

Le Groupe La Montagne – Centre-France

Une large palette de compétences au service de l’information et de la proximité s’est peu à peu forgée autour du journal La Montagne pour préserver son indépendance et évoluer avec la consommation média.

 

 

Du groupe de presse …

Créée en 1919, La Montagne va peu à peu s’imposer comme le grand quotidien régional du Massif Central dans les années 1960. C’est d’ailleurs en 1963 que le journal prendra le titre qui est encore le sien aujourd’hui : La Montagne Centre France.

Le Groupe de presse verra le jour en 1972, avec des prises de participation majoritaires dans le capital du Populaire du Centre (Limoges) et du Journal du Centre (Nevers), puis, en 1982, le rachat du Berry Républicain.

Deux hebdomadaires, La Voix du Sancerrois et La Gazette de Thiers, complètent le pôle presse du Groupe Centre France.

La zone de diffusion des titres du groupe couvre aujourd’hui l’Auvergne, le Limousin, le Cher, la Nièvre, l’Yonne et l’Eure-et-Loir.

 

 

… au groupe de communication multimédia

L’évolution des pratiques de consommation de l’information a conduit le Groupe Centre France à mener une politique de diversification, notamment autour de la collecte et de la transmission de l’information de proximité.

La radio avait ouvert la voie dans les années 1980, avec la prise de participation dans le réseau Europe 2.

Dans les années 1990, ce sont les activités audiovisuelles qui se développent, au travers de sociétés assurant une correspondance auprès de chaînes nationales telles que TF1, LCI, L’Equipe TV… ou coproduisant des documentaires.

Enfin, CLERMONT|1ÈRE, lancée en octobre 2000, a été la première télévision locale d’agglomération dont l’opérateur était un groupe de presse régionale, et complète aujourd’hui le pôle audiovisuel du Groupe Centre France.

Autre secteur dans lequel le groupe a souhaité se positionner dans le paysage de la communication régionale : l’imprimerie. Installé à Lezoux dans le Puy-de-Dôme, Fusium est une société développant des compétences tout au long de la chaîne graphique de communication : conception, conseil, édition, multimédia, impression feuilles et impression rotative.

Le 1er janvier 1998, le groupe Centre France reprend 100 % de l’activité de la régie publicitaire, conjointement détenue par le groupe et par Havas depuis 1972. Centre France Publicité devient l’interlocuteur privilégié des annonceurs de la zone de diffusion.

En 2006, le Groupe Centre France, fier de son indépendance et fidèle aux principes qui l’ont toujours guidé depuis sa création, décline sur le média Internet sa raison d’être : la collecte et la transmission de l’information de proximité.

Le 23 janvier 2008 marque une étape importante pour le groupe Centre France, avec le passage au format tabloïd, plus moderne et pratique, accompagné de nouvelles formules éditoriales.

En janvier 2009, le journal L’Yonne Républicaine (Auxerre) rejoint le Groupe Centre France, qui continue son développement en 2010 en intégrant La République du Centre (Orléans) en avril et L’Echo Républicain (Chartres) en décembre.

La Montagne – 26 novembre 2000

Jean Dutourd de l’Académie française.
Alexandre le Grand et La Montagne.
(…) La Montagne a été une bénédiction pour Vialatte. Quant à moi, lorsqu’il me parlait de cette collaboration, de l’angle sous lequel il fallait prendre tel ou tel sujet, de la nécessité d’envoyer son texte dans tel délai etc., j’admirais qu’un grand journal inlassablement,  s’honorât de publier ces bijoux que celui que Michel Chrestien et moi-même appelions « Alexandre le Grand » forgeait chaque semaine (…).

Valeurs actuelles – 6 octobre 2000

Bruno de Cessole. Vialatte l’Auvergnat universel.(…) Œuvre de moraliste discret et de styliste éblouissant où un Diogène sans amertume, un Socrate d’épicerie-buvette, un frère auvergnat de Kafka mâtiné de Lawrence Sterne, réinvente le monde et la création, atteint à l’universel en ne parlant que du particulier et brosse de l’homme un portrait kaléidoscopique, indulgent mais lucide,  qui réconcilierait le plus misanthrope des Alceste avec ses contemporains. Ainsi, jetez-vous gloutonnement et sans attendre sur ces Chroniques de La Montagne, indispensables en toutes saisons. Car, si « l’hippopotame se décourage, et la parole passe, l’Auvergnat reste. Et c’est ainsi qu’Allah est grand ».




CITATION
Alexandre Vialatte
TEXTE DU MOIS
MOTS-CLES
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Marie Hélène Lafon Laporte Bestiaire de Philippe Kaeppelin Traduction de Goethe et TolstoÏ Vialatte à 65 ans Affiche Alexandre Vialatte Revue : Le Crapouillot Page de manuscrit Dessins sur Napoléon Alexandre Vialatte et son fils Pierre Alexandre Vialatte Alexandre Vialatte devant l'entrée de La Montagne
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